Menu

02 97 84 95 07

Beaujolais

Historique du Beaujolais

Avant la venue des Romains, des vignes étaient déjà plantées dans cette région. Mais c’est du Xe au XIVe siècle que les Sires de Beaujeu dessinèrent la région viticole, notamment en s’alliant militairement à l’abbaye de Cluny qui eu pour effet de stabiliser le pays. C’est à Villefranche-sur-Saône que sera créé en 1140 un port pour faciliter les échanges commerciaux. La Saône et le Rhône furent des éléments majeurs pour la reconnaissance de ces vins mais le vignoble reste isolé géographiquement.

En 1531, le Beaujolais est rattaché à la France sous François Ier. Mais ce n’est qu’au XVIIe siècle que le vignoble prend son essor grâce à la vente de vin aux Parisiens suite à l’abolition de taxes de passage que les Bourguignons demandaient pour livrer le vin sur Paris. Il eut également l’ouverture du canal de Briare en 1642 qui permit d’acheminer du vin sur la Loire.

Les vins restent de qualité moyenne mais le nord de l’appellation produit des crus plus agréables, ce qui permit de reconnaître de plus en plus la région viticole. Au début du XIXe siècle, de plus en plus de vignes furent plantées sur le territoire, mais plusieurs maladies et parasites se suivirent et dévastèrent le vignoble : le pyrale, l’oïdium, le mildiou et le fameux phylloxera. Il fut sauvé par le greffage des plants de cépage Gamay avec des pieds américains comme partout en France. En 1930, le Beaujolais est rattaché administrativement à la Bourgogne et en 1936 apparaissent les premières 5 AOC et les 5 autres se créèrent jusqu’en 1988 avec la dernière : Régnié.

Le Beaujolais a créé la fameuse fête des primeurs, autorisée à partir de 1951, mais c’est le négociant George Duboeuf qui a contribué fortement à la renommée mondiale du Beaujolais. Effectivement, aujourd’hui, la moitié du Beaujolais nouveau est vendue à l’étranger, notamment en Asie du Sud-est.

Terroirs et appellations

Le Beaujolais comporte 10 appellations :

  • Le Brouilly
  • Le Chirouble
  • Le Côte de Brouilly
  • Le Morgon
  • Le Moulin à vent
  • Le Chénas
  • Le Régnié
  • Le Juliénas
  • Le Saint amour
  • Le Fleurie

« 3e fleuve de Lyon » de par sa forte présence dans les brasseries locales, le Beaujolais possède de très grands crus capables de vieillir des dizaines d’années, loin derrière l’idée des vins jeunes devenue une mauvaise pub pour la région : les primeurs.

Situé entre Macon et Lyon sur une bande de 55 km, ce vignoble est constitué de multiples coteaux qui vont de 300 m à 1 000 m d’altitude. Le terroir où l’on cultive le fameux Gamay possède un sous-sol singulier : des sols argilo-calcaire et gréseux au Sud, de sols légers et acides sur les hauteurs et granitiques au Nord.

Cépages

Le cépage dominant est le Gamay noir à jus blanc. Il serait le résultat d’un croisement entre le cépage Pinot noir et le Gouay blanc. Il était surtout présent en Bourgogne avant la décision de Philippe le Hardi au XVe siècle de le faire complétement arracher au profit du Pinot noir, et autorisa sa présence qu’en Beaujolais, ce qui convenait d’ailleurs mieux à ses terroirs.

Le Gamay est un cépage à gros rendement qui produit des vins charnus et fruités. On trouve également un peu de Chardonnay en Beaujolais qui produit du Beaujolais blanc, ample, gras et précis.

Voir nos vins du Beaujolais

Autres régions viticoles